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L'actualité de CENTURY 21 République

Boulevard du Crime!

Publiée le 24/05/2013

Vers 1750, les Parisiens font de la ‘Promenade des Remparts’ (terre-plein du mur d’enceinte de Paris, plantée d’arbres sous Louis XIV),  leur lieu de loisirs favoris. Saltimbanques et marchands ambulants pullulent, des baraques sont installées, et l’on peut y applaudir spectacles de marionnettes, acrobates ou encore animaux savants, qui rencontrent un énorme succès. Là naîtront plusieurs petits théâtres aux noms savoureux.

Mixité sociale et sensations fortes

En 1778, le Boulevard du Temple est pavé ; on peut y venir en carrosse, et toutes les classes sociales, et étrangers de passage s’y côtoient, au milieu des cafés, musées de cire et des bals.
De 1815 à 1862, très en vogue, le boulevard du Temple est baptisé ‘Boulevard du Crime’. Mais pourquoi donc ?  

C’est l’époque de la naissance du « mélodrame » - un nouveau genre théâtral populaire héritier du théâtre de la Foire et du drame bourgeois, qui développe des effets spectaculaires provoquant des sensations fortes - Chaque soir, de nombreux « crimes » surviennent ainsi sur les scènes des théâtres du boulevard. Brrr….

 Créations en liberté

Jusqu’à 20.000 personnes se pressent, jour et nuit le long des théâtres, pour assister aux ‘parades’, qui sont les ‘bandes annonces’ de l’époque. On y voit ce qui est présenté à l’intérieur mais également des scènes satiriques d’actualité, des pantomimes, des acrobaties jouées sur des balconnets. Jugées trop subversives en 1820, les parades et  balconnets sont supprimés mais les principaux théâtres pourront encore conserver leurs ‘aboyeurs’ jusqu’en 1830, date à laquelle cette dernière liberté disparaît.

 Le boulevard du Crime assassiné

Le boulevard reste une exceptionnelle concentration de lieux de distraction mais s’embourgeoise peu à peu. Pour ‘voir’ quelque chose, il faut désormais payer.
En 1862, Hausmann et ses grands projets démolissent le Boulevard du Crime. Les petits théâtres qu’il abritait fermeront leurs portes et ne seront pas transférés ailleurs. L’esprit de la Foire est mort.

 

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